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PLAVACE

« c'est en s'entraidant qu'on va faire rayonner la scène locale »

Mardi 9 novembre 2021 | écrit par Antoine Silveri

Casus Belli.ARW

Photos de l'article : Sandra Gomes 

Peux-tu présenter le groupe PLAVACE ?​

Notre collectif réunit de base trois rappeurs qui sont Atry, Sëmo et moi, Libre Penseur. On était accompagnés de l’ingénieur son Olivier Kieny et du beatmaker Morfal. On s’est rencontrés de manière improvisée dans l’appartement d’Olivier en fin septembre 2020. On a voulu écouter les prods de Morfal. Il nous a fait écouter une instru drill et on a commencé à rapper dessus. C’était notre premier son ensemble qui s’intitule « Sofa Bleu » et qu’on peut retrouver sur notre trois-titres « Jacobins ». On s’est revus par la suite et c’est comme ça qu’est né le crew PLAVACE. On a aussi contacté des personnes pouvant nous aider pour ce projet : Tagzilla est notre graphiste, Eliott notre styliste, Sandra Gomes notre chargée de direction artistique et Amax qui a été le réalisateur de nos premières vidéos. 

Depuis votre premier EP, comment a évolué votre équipe ?

Depuis le premier EP, on a eu malheureusement le décès d’Olivier. Il avait une vraie vision et des projets pour la suite. Il a apporté beaucoup de choses positives. On souhaite garder ses valeurs dans notre travail. Il y a ensuite eu le départ d’Atry. Aujourd’hui, on n’est plus que trois. Il y a aussi de nouveaux membres qui nous accompagnent tels que Etienne sur la partie événementielle et Barj, le fondateur de la marque 69 la trik, pour la partie Clothing. Sinon, on a gardé la même équipe. 

On voit que PLAVACE n’est pas qu’un collectif de rap. Vous avez divisé votre marque en trois catégories : PLAVACE Music, PLAVACE Clothing et PLAVACE Party. Est-ce que tu peux nous expliquer ce choix de communication ?

A la base, on était lancé pour ne faire que du son et du textile. On n’avait pas la vision aussi claire qu’aujourd’hui donc on a mis du temps pour vraiment savoir ce qu’allait devenir précisément notre marque. C’est à partir de cet été qu’on a décidé de dissocier les trois pôles pour pouvoir communiquer sur notre projet PLAVACE. C’est aujourd’hui plus une structure qui veut défendre la scène locale avec une vision fédératrice. Nous avons donc démarché les différents artistes de la ville que ce soit dans le domaine du textile, de la photographie ou autre pour faire rayonner la culture urbaine de Lyon.

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Casus Belli vous accompagne sur « Jacobins » et Tedax Max sur « Voltaire ». Qu’est-ce qui vous a donné envie de mener ces collaborations ? 

On a eu l’idée d’inviter pour chaque projet un rappeur de la scène locale. Je connais Casus Belli depuis longtemps. C’était un joli clin d’œil qu’il participe au projet pour faire un big up à PLAVACE. Pour Tedax Max, je l’ai trouvé sur Instagram. Je n’ai pas compris pourquoi il n’avait pas plus d’abonnés et de vues vu la qualité de sa musique. Je le trouvais vraiment fort et je le voulais sur notre projet. J’ai donc décidé de le contacter. On a eu un échange plus humain avant d’avoir une vraie connexion musicale. C’est vraiment cool d’avoir une collaboration de rappeurs du centre-ville de Lyon. J’avoue que ce n’est pas courant parce que, généralement, les rappeurs lyonnais représentent leurs quartiers.

 

Le rap lyonnais rencontre encore cette difficulté à avoir une vraie renommée nationale. Tu crois que réunir les différents rappeurs de notre ville permettra de toucher un plus large public ? 

Je suis persuadé que le fait de s’unir va forcément nous aider à faire connaitre le rap lyonnais. Si on pouvait faire une PLAVACE tape comme le 13 organisé où on réunirait plein d’artistes lyonnais et d’autres villes de France, ça serait notre rêve. Ce qui rendrait difficile ce projet, ce seraient les égos de certains artistes. Ils veulent réussir seuls avec leur équipe sans donner la force aux autres. Or, je pense qu’on peut s’entraider dans notre ville. Le talent, ce n’est pas ce qui manque ici. Il faut savoir que tout ça n’est pas nouveau et qu’on n’est pas les seuls à avoir eu cette vision fédératrice. A l’époque, ils avaient déjà sorti des compilations de rappeurs lyonnais comme « 69 connexion » ou « Opération 69 ». Ça s’est vendu dans la région lyonnaise mais ça ne s’est pas diffusé plus loin.

Tu penses que les réseaux sociaux aident à se faire connaitre plus facilement qu’autrefois ? 

C’est vrai qu’avant, il fallait s’acharner pour faire défendre une compil’. Il fallait des moyens financiers pour faire développer ton CD, tes clips à la télé et faire connaitre ton projet. C’est plus simple aujourd’hui de s’insérer dans le milieu de la musique grâce aux réseaux sociaux mais c’est aussi simple d’en sortir. Il y a tout le temps de nouvelles sorties d’albums et de nouveaux artistes. Si les rappeurs ne balancent pas de nouveaux sons régulièrement, ils vont disparaitre.

 

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Tu peux nous en dire un peu plus sur cet événement du 13 novembre ?

PLAVACE organise son deuxième event ce jour-ci. On a eu l’occasion de collaborer avec le Food Society sur le rooftop de La Part-Dieu. Ils voulaient aussi mettre en avant le milieu du sneaker pour cet événement. J’ai donc fait appel à Karim, le fondateur de la structure La Ligue et on s’est associés. Nous voulions amener beaucoup d’artistes pour marquer le coup. Il y aura donc une session de DJ et un coin market pour les sneakers et pour présenter notre marque de vêtements. Nous avons aussi organisé un défilé et l’événement finira avec un petit concert de rappeurs locaux. 

Pour finir, est-ce que tu peux nous parler de vos futurs projets ?

On bosse sur un nouvel EP avec le nom d’une nouvelle place lyonnaise. Il va sortir sûrement début trimestre 2022. Il y aura dedans des invités de la scène locale. Ensuite, on a aussi d’autres projets que le rap mais pour l’instant je ne peux pas trop en parler. Il va y avoir également notre site internet de textile Plavace.com qui va bientôt sortir. 

 

mentions légales | yoshka.lyon@gmail.com 

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